Ils n’ont pas tous le même secteur, ni la même base clients. Mais leurs constats convergent : la fidélité n’est plus un “plus” marketing. C’est une mécanique de performance, à condition de dépasser le réflexe promotionnel et d’investir dans l’activation — au bon moment, sur le bon canal, avec une promesse compréhensible.
Chez Carrefour, la bascule racontée par les équipes fidélité est nette : compléter les remises et le cagnottage par un pilier émotionnel. Léa Croce-Koenig, responsable fidélité émotionnelle, résume l’intention : aller vers “quelque chose de plus relationnel” et “apporter de l’émotionnel” aux clients.
L’enseigne relie explicitement communauté et commerce : depuis l’intégration au programme “Le club” (lancé en janvier 2025), la communauté serait passée à 800 000 membres, avec un effet observé sur les comportements : +15% de fréquentation en magasin et +10% de panier moyen chez les membres engagés.
Leçon terrain : l’engagement (avis, tests, échanges) n’est pas “soft”. Quand il est intégré à la fidélité, il devient un levier de valeur.
Dans le bricolage, l’achat est souvent intentionniste et le cycle long. Castorama raconte avoir structuré une organisation pour capter des leads via ses données first-party et recibler les visiteurs avec des notifications web et app.
Romain Roulleau (Chief Marketing, Digital & Customer Officer) fixe un cap clair : faire du e-commerce un levier “majeur, stratégique et parfaitement intégré au parcours client”. Et, côté résultats, l’enseigne évoque 264 leads qualifiés générant 1,2 million d’euros d’opportunités commerciales.
Leçon terrain : la fidélité moderne n’est pas seulement une cagnotte : c’est une capacité à reconnaître, réactiver et convertir, même quand l’écosystème publicitaire se durcit.
Chez Refectory, la fidélité est racontée comme un chantier d’architecture et de vitesse d’exécution : unifier la donnée, orchestrer e-mail/push/SMS dans des parcours communs, et mesurer la rétention.
Simon Florin, Chief Revenue Officer, insiste sur le “time-to-value” : la simplicité de mise en œuvre a permis “d’itérer facilement” et d’obtenir “très vite” les premiers résultats. L’entreprise met en avant des indicateurs opérationnels : +74,9% d’opt-in (vs 50% avant) et -2,3% de churn en un an.
Leçon terrain : une fidélité performante se pilote comme un produit data : adoption (opt-in), usage, rétention (churn), puis seulement chiffre.
Unifier l’identité client (sinon, pas d’omnicanal réel).
Mixer transactionnel + relationnel (l’un sans l’autre s’épuise).
Activer sur des signaux (intention, post-achat, baisse de fréquence), pas au calendrier.
Mesurer l’incrémentalité : visites, panier, churn, CLV — pas uniquement le volume de coupons.
18 ans d’expérience dans les plateformes de fidélisation clients
Made in France et implantée à La Rochelle
Une équipe dédiée, joignable par téléphone du lundi au vendredi de 9h à 18h au 05 46 45 47 07.